Laurence Arrighi

Seïd Smatti

Laurence Arrighi

 

Biographie

Laurence Arrighi enseigne la linguistique à l'Université de Moncton (Acadie – Canada). Dans ses recherches les plus récentes, elle travaille notamment sur l’appropriation des espaces socionumériques comme lieu de production d’un discours sur soi au sein de la communauté linguistique minoritaire acadienne. Elle s’intéresse aussi aux polémiques linguistiques médiatiques d’un point de vue critique et argumentatif.

Projets de recherche
 
Chroniques
 
    • De la baladodiffusion en Acadie : production - produit - public

      ,

      Depuis plusieurs années, je m’intéresse à l’appropriation des lieux de discours « alternatifs » par les membres de la communauté linguistique minoritaire acadienne. Dans cette perspective, j’ai développé un programme de recherche portant sur la baladodiffusion (le podcasting) native et indépendante en Acadie. Nombre d’études soulignent le succès quasi planétaire de cette forme de création de contenu et tentent de cerner les causes d’une telle réussite. Toutefois, en dépit de ce succès et de la dimension langagière intrinsèque à toute production d’émission en baladodiffusion, le phénomène reste peu étudié du point de vue sociolinguistique. Pourtant, les avenues à explorer sont nombreuses. Le podcast peut en effet être envisagé comme un instrument de prise de parole publique offrant une forme d’émancipation linguistico-médiatique, dans mon contexte, non seulement en français, mais aussi dans « son » français. Ce faisant, le podcast peut aussi être conçu comme un outil de diffusion et de « visibilisation » de formes vernaculaires. Les émissions offrent aussi aux linguistes des données langagières non élaborées à des fins de recherche. Le podcast peut enfin être appréhendé comme objet de consommation médiatique de la langue minorée, du côté du public. Face à une offre pléthorique et à de nombreux défis de découvrabilité, comment ces émissions qui revendiquent le principe du par et pour la communauté rejoignent-elles cette dernière ? J’adopte un double point de vue : celui d’une sociolinguiste et d’une analyste du discours.
      Ce programme bénéficie de l’appui du Conseil en sciences humaines (CRSH) du Canada.